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| photo ElyAl 28 |
Tilly meets 12 octobre 2008.
Tilly répond.
Voilà ce qui est à mes
oreilles et à mes yeux comme des souvenances qui par ici passent, et repassent,
non les mouchoirs ni les draps, mais par là.
Il y a Jacques, ah, le
beau Brel, qui chante, toutes les oreilles sur ondes courtes l'entendent, ma
mère, voici le temps venu ... Mathilde est revenue ... qu’elle est plus belle qu’avant l’été
... toi la Mathilde, ma belle Mathilde, puisque te v’là !
Il y a, tilly n'est pas
encore née, pas plus que moi, au Croisset près de Rouen, Gustave, ah, le génial
Flaubert qui écrit (en 1874, hein) que jusqu'à présent aucune Russe (sic) ne
lui a offert son coeur ; chère
Princesse Mathilde, depuis un mois j'essaie de commencer un grand livre qui me
donne un mal affreux. Vous seriez bien bonne de m'envoyer un peu de votre
inqualifiable et chère écriture. Et de baiser les deux mains de la Princesse, ce bon vieux dévoué.
J'écrirais ainsi à tilly
qu'elle me répliquerait tac au tac :
vieux, oh, pas tant que ça ! Merci tilly, savez-vous que pour la
française, Mathilde c'est Maud ; que pour la savante, Mathilde c'est Mathilde,
mat devant comme force, hild à mat accroché comme combat. Ah, je veux, mon neveu,
Mathilde aussi bien parfum, celle d'une dame en noir, d'un mystère dans une chambre jaune.
Pas qu'un peu, ma nièce, Mathilde héroïne, non pas à priser, hors-là-la-poudre,
mais en personnage et belle la Mathilde ; tilly, vous aurez deviné la Stangerson
de Gaston Leroux.
Il y aurait bien, pardon
d'insister, Mathilde de la Mole, du Sieur Stendhal en son très réaliste le
Rouge et le Noir, de l'amante à l'aimée, quand la Mathilde, il le faut bien de
temps en temps, hein, quand la Mathilde tombe, non, pas en chute libre, patatra
et casse son joli nez, non, tombe amoureuse et c'est tout autre chose, du beau,
si l'on peut dire, du Julien, le Sorel.
Et puis un samedi matin,
c’est l’aventure. tilly au Bon Marché, le récit d'une short story : Tilly
meets.
Elle finissait ses achat
au sous-sol, elle attendait à une caisse. Derrière tilly, la jeune femme avec
son look british se détourne (c'est comme c'est écrit) et appelle
"Till..., Till..., Tilly ! Ebahie tilly demande au look british si c'est
bien Tilly qu'elle appelle. Confirmation. Explication. Why the question. Une
blondinette se pointe, pas huit ans la môme, et la maman de demander à la
blondine "devine comment qu'elle s'appelle, la dame”. Diamond qu'elle dit
la gosse. Diamond, c'est beau, qu'elle réplique tilly, mais c'est pas moi, je
suis comme toi, je suis Tilly.
Ce qu'il faut bien
comprendre pour nous qui lisons l'aventure c'est que jamais ici un samedi matin
au Bon Marché Tilly n'avait eu en face à face une autre Tilly.
Attendons nous à savoir
que le trait étonnant de l'histoire short and pleasant allait venir...
Quelques jours passent
et soudain un message. C'est la maman au look british qui écrit à tilly. J'ai
cherché des renseignements sur le prénom de ma fille, et je suis tombée sur
votre blog. Je me demandais si vous saviez des choses, sur l'origine, ou la signification, que sais-je...
Tilly meets : C'est un excellent
choix ce prénom de Tilly, que vous avez donné à votre petite fille. Je lui souhaite
plein de bonheur. Moi-même, voyez vous, je me sens depuis toujours en harmonie
avec ce
prénom simple à retenir, provocateur, peut-être pas tout à fait, mais un peu
quand même, en tout cas unique et singulier. Tilly c'est diminutif de quoi ?
J'ai fouillé dans Harrap's le plus gros des anglais-français, oui, il y a une
entrée où l'on lit que c'est dérivé du prénom de Mathilde. Dans les pays
nordiques il y a des Tilly.
Si on pousse (moi j'oserais pas) dans les retranchement de tilly, elle avoue qu'elle invente (imagine) bien volontairement une belle histoire de normande. tilly se verrait comme une belle armoire qui sent bon le linge bien frais et superbement repassés.
Moi aussi j'adore la
belle armoire toute normande de ma chère Normandie. Mais aussi autour de Bayeux, on
peut, si l'on veut, venir tout exprès admirer la tapisserie de la reine
Mathilde.
Sans compter Tilly-sur-Quelque-Chose the most beautiful blue
eyes
Tous les billets de
tilly sont de cette veine délicate et charmante. Dans ses blogalams, Tilly a
triée et raconte les choses, les êtres avec son coeur, et ses mots simple, ses
mots à Elle.
À la lettre "z" il y a zim (un billet de son blog
du 20 novembre 2007) qui raconte les premières mailles du filet ; les
balbutiements de l'aventure Internet. Très documentée, tilly, à juste titre,
est fière d'avoir été un témoin agissant directement dans cette aventure technologique passionnante
née dans les années 1970.
"Pour naître à
la vie numérique il est nécessaire d'écrire", c'est ce que nous dit
l'informaticienne et anthropologue danah boys, et que cite tilly, en ajoutant
que c'est un peu ça qu'elle essaie de faire, depuis qu'elle a commencé,
tilly, d'écrire sur son blog, et sur ses blogalams.
blogalams n°2 rassemblent, passionnément écrit, les comptes rendus de lecture des livres de Marc-Edouard Nabe, que tilly a publiée sur son blog à partir de 2008. La première fois que tilly a rencontré un livre de Nabe, qui s'appelait alors Alain Zanini, c'était en 2005.
tilly, parlant de Kamikaze, le quatrième et
dernier volume publié du "journal intime" de Marc-Edouard Nabe, donne
un conseil à toutes les jeunes futures mères et à tous les jeunes futurs papas
d'aujourd'hui de lire le journal intime de Nabe des mois de janvier à septembre
90. Ça vaut tous les manuels de puéricultrice. " Ils sont magnifiques
tous les deux (la maman et le bébé). Tout doucement, comme un tigre repu sort
de sa jungle, je quitte la maternité. Impossible de savoir si dehors il fait
encore soleil. En moi, il fait si beau ! "
Les Alain ont de la chance, y a
pas à dire autrement, parce que, quand tilly se penche sur eux, c'est que du bonheur
pour un
long temps.
Ce qui me semble
essentiel dans les mots, les paroles, les phrases des blogalams de tilly, (et
ses billets) c’est ce qu’elle donne à comprendre, à savoir que la vie, c’est
d’être aimé sans être jugé. Sans juger. tilly semble nous dire, qu’il faut être
aimé, et aimer au delà des performances. Je crois que c’est cela que nous
dit tilly, et que c’est ça l’essentiel. C’est assez rare, tout de même.
Merci, tilly.
Merci, tilly.
- Parce que j'aime bien la taulière, ouais, tout à fait ça. Parce que j'aime bien comment tilly regarde avec "un coeur simple" les choses de la vie.
comment j'accède au
blogue de tilly ?
- l'url du blog est dans
les bookmarks de mon navigateur
à quelle fréquence je
viens sur le blogue de tilly ?
- régulièrement, tous
les jours
lis-je les
commentaires ?
- Oui. Quelquefois j'en
écris. J'aime bien lire, les commentaires des autres, je découvre des choses
extraordinaires. Les commentateurs, souvent, sont très cultivés et j'apprends.
si j’utilise les
catégories (par exemple : livres, cinéma, télévision) dans la colonne de gauche
? si j’utilise la zone de recherche par mots-clé ?
- oui, je pousse ma
curiosité, jusque là. En fait, je flâne, non, pas par mots-clé, je flâne comme
au parc où j’aime flâner.
Vais-je dans les
archives du blogue de tilly qui remontent à décembre 2004 (590 notes) ?
- Très souvent. C'est un
régal de souvenance. Une ballade à la fête foraine où je déguste des
barbes-à-papa, des pommes sucrées, des berlingots, des beignets bien chauds
Et puis je me dis que tout ira bien, en lisant

Et puis je me dis que tout ira bien, en lisant

http://tillybayardrichard.typepad.com/
- elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime -
- elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime -



Parler de soi sans être ridicule est un talent bien peu partagé (je ne connais que Alain D. pour y réussir).
RépondreSupprimerCiter celui qui parle de vous en bien n'est pas plus facile.
Accueillir les compliments m'est presque douleur, mais ça y est je me sens mieux, je l'ai fait !
Et aussitôt mes yeux tâchaient à peindre
RépondreSupprimerun monde balancé entre les eaux brillantes, connaissaient le mât lisse
des fûts, la hune sous les feuilles, et les guis et les vergues,
les haubans de liane,
où trop longues, les fleurs,
s'achevaient en des cris de perruches.
extrait de "Éloges" -pour fêter une enfance - Saint-Jonh Perse