vendredi 20 janvier 2012

Et puis je me dis que tout ira bien


                                                                                                        photo ElyAl 28
Dans blogalams n°1,  entre souvenir et ubuesque, il y a Tilly.


Tilly meets 12 octobre 2008. 

Tilly répond.

Voilà ce qui est à mes oreilles et à mes yeux comme des souvenances qui par ici passent, et repassent, non les mouchoirs ni les draps, mais par là.

Il y a Jacques, ah, le beau Brel, qui chante, toutes les oreilles sur ondes courtes l'entendent, ma mère, voici le temps venu ... Mathilde est revenue ...  qu’elle est plus belle qu’avant l’été ... toi la Mathilde, ma belle Mathilde, puisque te v’là !

Il y a, tilly n'est pas encore née, pas plus que moi, au Croisset près de Rouen, Gustave, ah, le génial Flaubert qui écrit (en 1874, hein) que jusqu'à présent aucune Russe (sic) ne lui a offert son coeur ;  chère Princesse Mathilde, depuis un mois j'essaie de commencer un grand livre qui me donne un mal affreux. Vous seriez bien bonne de m'envoyer un peu de votre inqualifiable et chère écriture. Et de baiser les deux mains de la Princesse, ce bon vieux dévoué.

J'écrirais ainsi à tilly qu'elle me répliquerait tac au tac :  vieux, oh, pas tant que ça ! Merci tilly, savez-vous que pour la française, Mathilde c'est Maud ; que pour la savante, Mathilde c'est Mathilde, mat devant comme force, hild à mat accroché comme combat. Ah, je veux, mon neveu, Mathilde aussi bien parfum, celle d'une dame en noir, d'un mystère dans une chambre jaune. Pas qu'un peu, ma nièce, Mathilde héroïne, non pas à priser, hors-là-la-poudre, mais en personnage et belle la Mathilde ; tilly, vous aurez deviné la Stangerson de Gaston Leroux.

Il y aurait bien, pardon d'insister, Mathilde de la Mole, du Sieur Stendhal en son très réaliste le Rouge et le Noir, de l'amante à l'aimée, quand la Mathilde, il le faut bien de temps en temps, hein, quand la Mathilde tombe, non, pas en chute libre, patatra et casse son joli nez, non, tombe amoureuse et c'est tout autre chose, du beau, si l'on peut dire, du Julien, le Sorel.

Et puis un samedi matin, c’est l’aventure. tilly au Bon Marché, le récit d'une short story : Tilly meets.

Elle finissait ses achat au sous-sol, elle attendait à une caisse. Derrière tilly, la jeune femme avec son look british se détourne (c'est comme c'est écrit) et appelle "Till..., Till..., Tilly ! Ebahie tilly demande au look british si c'est bien Tilly qu'elle appelle. Confirmation. Explication. Why the question. Une blondinette se pointe, pas huit ans la môme, et la maman de demander à la blondine "devine comment qu'elle s'appelle, la dame”. Diamond qu'elle dit la gosse. Diamond, c'est beau, qu'elle réplique tilly, mais c'est pas moi, je suis comme toi, je suis  Tilly.

Ce qu'il faut bien comprendre pour nous qui lisons l'aventure c'est que jamais ici un samedi matin au Bon Marché Tilly n'avait eu en face à face une autre Tilly. 

Attendons nous à savoir que le trait étonnant de l'histoire short and pleasant  allait venir...


Quelques jours passent et soudain un message. C'est la maman au look british qui écrit à tilly. J'ai cherché des renseignements sur le prénom de ma fille, et je suis tombée sur votre blog. Je me demandais si vous saviez des choses, sur l'origine, ou la signification, que sais-je...

Tilly meets : C'est un excellent choix ce prénom de Tilly, que vous avez donné à votre petite fille. Je lui souhaite plein de bonheur. Moi-même, voyez vous, je me sens depuis toujours en harmonie avec ce prénom simple à retenir, provocateur, peut-être pas tout à fait, mais un peu quand même, en tout cas unique et singulier. Tilly c'est diminutif de quoi ? J'ai fouillé dans Harrap's le plus gros des anglais-français, oui, il y a une entrée où l'on lit que c'est dérivé du prénom de Mathilde. Dans les pays nordiques il y a des Tilly.



Si on pousse (moi j'oserais pas) dans
les retranchement de tilly
, elle avoue qu'elle invente (imagine) bien volontairement une belle histoire de normande. tilly se verrait comme une belle armoire qui sent bon le linge bien frais et superbement repassés.

Moi aussi j'adore la belle armoire toute normande de ma chère Normandie. Mais aussi autour de Bayeux, on peut, si l'on veut, venir tout exprès admirer la tapisserie de la reine Mathilde.

 
Sans compter Tilly-sur-Quelque-Chose the most beautiful blue eyes

Tous les billets de tilly sont de cette veine délicate et charmante. Dans ses blogalams, Tilly a triée et raconte les choses, les êtres avec son coeur, et ses mots simple, ses mots à Elle.

À la lettre "z" il y a zim (un billet de son blog du 20 novembre 2007) qui raconte les premières mailles du filet ; les balbutiements de l'aventure Internet. Très documentée, tilly, à juste titre, est fière d'avoir été un témoin agissant  directement dans cette aventure technologique passionnante née dans les années 1970.

"Pour naître à la vie numérique il est nécessaire d'écrire", c'est ce que nous dit l'informaticienne et anthropologue danah boys, et que cite tilly, en ajoutant que c'est un peu ça qu'elle essaie de faire, depuis qu'elle a commencé, tilly, d'écrire sur son blog, et sur ses blogalams.


blogalams n°2 rassemblent, passionnément écrit, les comptes rendus de lecture des livres de Marc-Edouard Nabe, que tilly a publiée sur son blog à partir de 2008. La première fois que tilly a rencontré un livre de Nabe, qui s'appelait alors Alain Zanini, c'était en 2005.



tilly, parlant de Kamikaze, le quatrième et dernier volume publié du "journal intime" de Marc-Edouard Nabe, donne un conseil à toutes les jeunes futures mères et à tous les jeunes futurs papas d'aujourd'hui de lire le journal intime de Nabe des mois de janvier à septembre 90. Ça vaut tous les manuels de puéricultrice. " Ils sont magnifiques tous les deux (la maman et le bébé). Tout doucement, comme un tigre repu sort de sa jungle, je quitte la maternité. Impossible de savoir si dehors il fait encore soleil. En moi, il fait si beau ! "


Les Alain ont de la chance, y a pas à dire autrement, parce que, quand tilly se penche sur eux, c'est que du bonheur pour un long temps.

Ce qui me semble essentiel dans les mots, les paroles, les phrases des blogalams de tilly, (et ses billets) c’est ce qu’elle donne à comprendre, à savoir que la vie, c’est d’être aimé sans être jugé. Sans juger. tilly semble nous dire, qu’il faut être aimé, et aimer au delà des performances. Je crois que c’est cela que nous dit tilly, et que c’est ça l’essentiel. C’est assez rare, tout de même.


Merci,  tilly.



pourquoi je lis le blogue de tilly ?


- Parce que j'aime bien la taulière, ouais, tout à fait ça. Parce que j'aime bien comment tilly regarde avec "un coeur simple" les choses de la vie.

comment j'accède au blogue de tilly ?

- l'url du blog est dans les bookmarks de mon navigateur

à quelle fréquence je viens sur le blogue de tilly ?

- régulièrement, tous les jours

lis-je les commentaires ?

- Oui. Quelquefois j'en écris. J'aime bien lire, les commentaires des autres, je découvre des choses extraordinaires. Les commentateurs, souvent, sont très cultivés et j'apprends.

si j’utilise les catégories (par exemple : livres, cinéma, télévision) dans la colonne de gauche ? si j’utilise la zone de recherche par mots-clé ?

- oui, je pousse ma curiosité, jusque là. En fait, je flâne, non, pas par mots-clé, je flâne comme au parc où j’aime flâner.

Vais-je dans les archives du blogue de tilly qui remontent à décembre 2004 (590 notes) ?

- Très souvent. C'est un régal de souvenance. Une ballade à la fête foraine où je déguste des barbes-à-papa, des pommes sucrées, des berlingots, des beignets bien chauds


Et puis je me dis que tout ira bien, en lisant





                         http://tillybayardrichard.typepad.com/
- elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime -

2 commentaires:

  1. Parler de soi sans être ridicule est un talent bien peu partagé (je ne connais que Alain D. pour y réussir).
    Citer celui qui parle de vous en bien n'est pas plus facile.
    Accueillir les compliments m'est presque douleur, mais ça y est je me sens mieux, je l'ai fait !

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  2. Et aussitôt mes yeux tâchaient à peindre

    un monde balancé entre les eaux brillantes, connaissaient le mât lisse

    des fûts, la hune sous les feuilles, et les guis et les vergues,

    les haubans de liane,

    où trop longues, les fleurs,

    s'achevaient en des cris de perruches.

    extrait de "Éloges" -pour fêter une enfance - Saint-Jonh Perse

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